En mars 2026, le Conseil des ministres du Burkina Faso officialisait la création de la Faso Food and Drug Administration (Faso FDA), née de la fusion de l’Agence Nationale de Régulation Pharmaceutique (ANRP) et de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, Environnementale et de l’Alimentation (ANSSEAT). Cette réforme regroupe sous une autorité unique des fonctions jusque-là dispersées entre plusieurs ministères (Santé, Agriculture, Commerce, Environnement) : contrôle des médicaments, analyse des produits alimentaires, cosmétiques et pesticides. L’objectif affiché va au-delà du contrôle : soutenir l’industrialisation des secteurs pharmaceutique et agroalimentaire et renforcer la coopération avec l’Agence Africaine du Médicament.
Cinq mois plus tard, la mise en œuvre concrète de cette restructuration se traduit par des ajustements opérationnels. Dans une note d’information du 28 août 2026, l’ANRP a annoncé un réaménagement du calendrier des prochaines sessions de plusieurs commissions et comités techniques :
- Commission technique d’homologation des produits de santé
- Commission technique de contrôle de la publicité et du bon usage des médicaments
- Comité technique d’identification des sites d’implantation d’officines pharmaceutiques
- Comité technique d’examen des demandes d’autorisation d’essais cliniques
Selon la Direction Générale, ces décalages sont directement liés au processus de fusion en cours et à l’harmonisation des procédures entre les deux anciennes entités. Les dossiers déposés continuent de faire l’objet d’un suivi, et un calendrier actualisé sera communiqué prochainement par les canaux officiels.
À retenir pour les opérateurs du secteur : la transition vers la Faso FDA, bien qu’annoncée depuis mars, entraîne des délais transitoires sur les procédures réglementaires en cours au Burkina Faso. Les entreprises ayant des dossiers en attente d’homologation, de contrôle publicitaire ou d’autorisation d’essais cliniques doivent anticiper ces retards dans leur planification.
